Après Powers, Torso, Goldfish, Jinx, Fortune & Glory et Alias, continuons notre parcours sur les oeuvres moins connues de Bendis. Aujourd'hui, malgré beaucoup de retard : The Pulse.Nous avions vu Alias la dernière fois, c'est donc tout naturellement que nous traitons de cette série aujourd'hui puisqu'elle en est la suite directe.
Jessica Jones, enceinte, quitte son agence de détective privée pour travailler au Daily Bugle sous les ordres de l'insupportable JJJ.
La série n'a pas durée très longtemps, seulement 14 épisodes, car elle a du se plier aux exigences du crossover Civil War qui rendait impossible la continuation de la série.
Les différentes histoires de cette séries sont assez distinctes les unes des autres. L'auteur change et le style de narration est lui aussi très différent.
Jessica fait ses débuts dans le journalisme à sensation. Elle va commencer par regarder du coté d'Oscorp où un certains nombre de personnes ont tendance à disparaitre. Mmmh... Oscorp, n'y aurait-il pas un certain "Norman Osborn" qui travaille là bas ?
Mais ce n'est que le débuts, d'autres histoires seront directement lié à ce qui se passe dans l'univers marvel comme durant la Secret War par exemple où les évènements seront racontés selon le point de vue de Jessica.
On s'éloigne beaucoup de l'univers d'Alias dans certains épisodes. On rentre dans une histoire de super-héros beaucoup plus classique. Spider-Man jouera d'ailleurs un rôle assez important durant la première aventure. Jessica Jones semble beaucoup plus en retrait, elle se fait même voler la vedette par Ben Urich.

Les dessinateurs changent à chaque cycle. On commence par du Mark Bagley, puis Brent Anderson, Michael Lark (Daredevil) et enfin Michael Gaydos (Alias).
J'ai été un peu déçu par la contribution de Mark Bagley. Attention, j'aime beaucoup Bagley qui soigne énormément son travail et j'ai beaucoup apprécié sa contribution aux Ultimate Spider-Man. Cependant, ici, je trouve que ses dessins ne collent pas vraiment à l'ambiance de la série. Son style ne s'adapte pas vraiment aux intrigues policières.
Mais le tir est vite ajusté par la suite à travers tous les autres dessinateurs qui font un travail remarquable.
Donc, malgré toutes ses qualités, pourquoi The Pulse reste un niveau en dessous des Alias ?
Probablement parce que ces histoires s'inscrivent un peu trop dans la continuité de l'univers Marvel. Alias avait l'habitude de s'inscrire dans cet univers de manière détournée, un peu en décalage avec l'univers Marvel classique. Bendis nous avait habitué à traiter du thème des super-héros par des aspects sous lesquels on ne les attends pas forcément. Ici, on est dans quelque chose de beaucoup plus classique.
Mais ne soyons pas trop sévère non plus, la série n'en est pas moins très bonne et nous réserve quelques moments d'anthologie qui valent vraiment le détour.


































