mardi 27 mai 2008

Sam & Twitch

L'un est petit et trapu, l'autre est grand et débraillé. Non, ce n'est pas Laurel & Hardy dont je parle mais des inspecteurs Sam & Twitch dont les premières aventures ont été écrites par Brian Michael Bendis.

Après, Torso, Jinx, Goldfish, Fortune & Glory, Alias et The Pulse, revenons une nouvelle fois en arrière sur les différentes œuvres de Bendis avant qu'il ne soit connu.

Avant de commencer, je tiens à faire quelques deux petites précisions :

Tout d'abord, les albums dont je parle ne sont plus disponibles en France, je les ai acheté en import sur amazon.

Ensuite, sont disponibles en France aux éditions Delcourt deux autres tomes de Sam & Twitch mais dont je ne traiterait pas aujourd'hui car ils ne sont pas de Bendis mais écrit par Andreyko (son pote avec qui il a collaboré sur Torso). Ces deux albums sont plutôt bien, mais ne sont pas franchement excellent non plus. Ne vous ruez donc pas forcément sur ces deux là juste parce que je dis du bien sur cette série. Je reviendrais sur le run d'Andreyko une autre fois.

Ceci étant dit, rentrons dans le vif du sujet. Sam & Twitch est une série policière typiquement dans la lignée des autres séries de Brian Michael Bendis. On a donc droit à des intrigues de qualités, de nombreuses scènes qui posent bien les différents caractères des personnages et bien sûr de nombreux dialogues qui construisent le récit. La construction des enquêtes est d'ailleurs assez similaire à celles de Powers. Si vous aimez cette série, vous apprécierez forcément Sam & Twitch.

Mais là où l'œuvre se démarque, c'est par son ambiance plutôt glauque qui se dégage de l'ensemble du comics. Un soin tout particulier a été apporté sur les dessins, en effet, Alex Maleev (Daredevil) accomplit ici un travail admirable. Mais je me dois aussi souligner le très gros effort qui a été fait pour la coloration de l'album. On se rend compte en lisant cette bd à quel point le choix des couleurs est déterminant pour faciliter l'immersion du lecteur dans cette vision poisseuse de New-York.

La série reprend d'ailleurs l'univers de Spawn qui fera quelques petites apparitions amusantes. En effet, Sam & Twitch sont des personnages entièrement créés par Todd Mc Farlane. Mais rassurez vous, pas besoin du tout de lire ou même de connaitre Spawn pour comprendre. Les histoires sont parfaitement indépendantes et pourraient parfaitement se détacher de l'œuvre originale.

Mais là où Bendis fait fort, est qu'il arrive à imprégner ses enquêtes avec subtilité d'une légère source de fantastique. Des évènements surnaturels perturbent constamment le travail des deux policiers mais cela ne vient jamais nuire à la crédibilité de l'histoire. Toutes les questions ne trouvent pas nécessairement leurs réponses, le lecteur est souvent invité à croire ou non à cette vision fantastique qui n'est jamais réellement imposée.

Bref, Sam & Twitch fait partie des meilleurs histoires de Bendis. Elle est d'ailleurs beaucoup plus grand public et moins soporifique que Goldfish ou Jinx. On se retrouve face à un comics divertissant mais d'une extrême qualité.



PS : Désolé pour la faible fréquence de messages sur ce blog ces derniers temps. Il se trouve que je suis assez occupé.

jeudi 22 mai 2008

Amazing Spider-Man #558 à #560

Ce mois ci, nous avons encore droit à notre dose trimensuel de Amazing Spider-Man. Le numéro 558 est un peu à part puisqu'il traite d'une mini histoire indépendante des autres. Enfin, pas si indépendante que ça puisqu'elle marque le retour du méchant Freak qui n'a pas vraiment inventé la poudre. Cet histoire est vite expédiée et on se demande si cela valait bien la peine de prendre un mois entier pour créer ce méchant si c'est pour s'en débarrasser un un seul malheureux petit épisode. Bref, pour l'instant je trouve que la contribution de Bob Gale aux Brand New Day n'aura pas apporté grand chose. Mais j'attends de lire son prochain arc avant d'émettre un jugement définitif.


With great powers, great clichés...

Passons maintenant aux deux épisodes suivant qui , faute d'être intéressants, comportent malgré tout de nombreuses très bonnes idées.
Peter Parker vient de trouver le moyen de se faire beaucoup d'argent en très peu de temps. Plutôt que de passer son temps à vendre des photos de Spider-Man pour un salaire médiocre, il va mettre ses talents de super-héros au service de sa nouvelle carrière de paparzi. En effet, rien de plus facile pour Spider-Man que de s'infiltrer chez les stars et prendre des clichés rapportant un maximum d'argent.
C'est de l'argent sale et contraire à l'éthique, mais c'est de l'argent facile. Mais Peter va vite découvrir que ses actions auront des conséquences inattendues.

Voir notre héros s'adonner à une profession aussi peu reluisante rend cet arc intéressant. Ses proches lui font les gros yeux et Harry Osborn refuse de lui adresser la parole, mais qu'importe, c'est un bouleau qui paye bien.

C'est dans ce contexte que va intervenir une méchante particulièrement originale. C'est assez impressionnant de voir que même après plus de 500 épisodes, la série arrive encore à inventer de nouveaux méchants originaux. Bref, cet arc ne réinvente pas la série, mais y apporte de plutôt bonnes idées.

Si donc l'écriture et le dessin restent moyen pour le moment, on peut tout de même saluer l'effort d'innovation apporté à ce cycle dont la conclusion n'arrivera que le mois prochain.

Même la couverture du #560 est originale...

mercredi 21 mai 2008

Sandman - Au Bout des Mondes (tome 8)

Suite à un grave accident de voiture, deux personnes viennent trouver refuge dans une auberge isolée. Mais cet endroit s'avèrera être plutôt insolite. En effet, centaures, morts-vivants et autres diverses créatures venus des quatre coins du globe y sont tranquillement installés autour d'une bière.

Il se trouve justement que chacun d'entre eux ont une histoire à raconter. C'est donc à tour de rôle qu'ils narrerons une partie de leurs aventures extraordinaires. Mais quel est donc vraiment cet endroit ?

Le tome 8 des aventures de Sandman est récemment sorti en France. Mais je ne suis pas sûr que l'on puisse dire qu'il s'agit ici de ses aventures puisque Morphée ne fera que quelques petites apparitions dans certaines histoires. Il ne sera donc qu'un personnage vraiment secondaire. Ici, pas de figures mythologiques qui s'affrontent, pas de voyages en enfer, pas de petits jeux entre les 7 frères. Il s'agit juste dans ce tome de raconter quelques petites histoires successives. On se retrouve avec un arc légèrement à part par rapport aux précédentes histoires. On peu donc être un peu déçu par la trop faible présence du personnage principal.

Les histoires varient vraiment d'un épisode à l'autre. Aucune ne se ressemble et les styles graphiques varient fondamentalement entre chaque narration. Certaines sont directement empruntes de la mythologie, d'autres sont kafkaïennes, et parfois les histoires se complaisent dans un ton volontairement grotesque. Il y en a vraiment pour tous les gouts. Leur seul point commun est qu'elles sont toutes assez bavardes. Il faut donc savoir apprécier le style de Neil Gaiman si vous voulez avoir la moindre chance d'accrocher.

Le prochain tome intitulé "les bienveillants" (The Kindly Ones) sera le début d'un très long arc en 13 épisodes qui aura une importance fondamentale pour la suite de la série.

lundi 19 mai 2008

The Pulse

Après Powers, Torso, Goldfish, Jinx, Fortune & Glory et Alias, continuons notre parcours sur les oeuvres moins connues de Bendis. Aujourd'hui, malgré beaucoup de retard : The Pulse.

Nous avions vu Alias la dernière fois, c'est donc tout naturellement que nous traitons de cette série aujourd'hui puisqu'elle en est la suite directe.

Jessica Jones, enceinte, quitte son agence de détective privée pour travailler au Daily Bugle sous les ordres de l'insupportable JJJ.

La série n'a pas durée très longtemps, seulement 14 épisodes, car elle a du se plier aux exigences du crossover Civil War qui rendait impossible la continuation de la série.

Les différentes histoires de cette séries sont assez distinctes les unes des autres. L'auteur change et le style de narration est lui aussi très différent.

Jessica
fait ses débuts dans le journalisme à sensation. Elle va commencer par regarder du coté d'Oscorp où un certains nombre de personnes ont tendance à disparaitre. Mmmh... Oscorp, n'y aurait-il pas un certain "Norman Osborn" qui travaille là bas ?

Mais ce n'est que le débuts, d'autres histoires seront directement lié à ce qui se passe dans l'univers marvel comme durant la Secret War par exemple où les évènements seront racontés selon le point de vue de Jessica.

On s'éloigne beaucoup de l'univers d'Alias dans certains épisodes. On rentre dans une histoire de super-héros beaucoup plus classique. Spider-Man jouera d'ailleurs un rôle assez important durant la première aventure. Jessica Jones semble beaucoup plus en retrait, elle se fait même voler la vedette par Ben Urich.

Les dessinateurs changent à chaque cycle. On commence par du Mark Bagley, puis Brent Anderson, Michael Lark (Daredevil) et enfin Michael Gaydos (Alias).

J'ai été un peu déçu par la contribution de Mark Bagley. Attention, j'aime beaucoup Bagley qui soigne énormément son travail et j'ai beaucoup apprécié sa contribution aux Ultimate Spider-Man. Cependant, ici, je trouve que ses dessins ne collent pas vraiment à l'ambiance de la série. Son style ne s'adapte pas vraiment aux intrigues policières.

Mais le tir est vite ajusté par la suite à travers tous les autres dessinateurs qui font un travail remarquable.

Donc, malgré toutes ses qualités, pourquoi The Pulse reste un niveau en dessous des Alias ?

Probablement parce que ces histoires s'inscrivent un peu trop dans la continuité de l'univers Marvel. Alias avait l'habitude de s'inscrire dans cet univers de manière détournée, un peu en décalage avec l'univers Marvel classique. Bendis nous avait habitué à traiter du thème des super-héros par des aspects sous lesquels on ne les attends pas forcément. Ici, on est dans quelque chose de beaucoup plus classique.

Mais ne soyons pas trop sévère non plus, la série n'en est pas moins très bonne et nous réserve quelques moments d'anthologie qui valent vraiment le détour.

vendredi 16 mai 2008

Demandez le programme

Hallelujah !!

Les Bendis inédits en France que j'ai commandé en VO sur amazon sont enfin arrivés !
Je vais donc pouvoir les chroniquer dans les jours qui vont suivre.

Au programme cette semaine donc :
- The Pulse (demain)
- Fire (lundi)
- Sam & Twitch (run de Bendis uniquement)
- Totall Sell out

Avec Powers, Goldfish, Jinx, Fortune & Glory et Alias, j'aurais fait le tour de tous les ouvrages écrit par l'auteur avant qu'il ne devienne la star qu'il est aujourd'hui. Si jamais vous pensez que j'en ai oublié, merci de me le faire savoir.

Voilà pour ce qu'il en est des Bendis. Ce soir, si j'ai le temps, je vous parlerais de Simon Dark.

dimanche 11 mai 2008

Scalped

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir de nouvelle série. Corrigeons ce retard des maintenant.

Scalped est une série policière se déroulant au cœur d'une réserve indienne complètement minée par la criminalité et l'alcoolisme. Red Crow, un parrain local faisant régner son empire corrompu, ne recule devant rien pour ouvrir son casino au sein de la réserve. Que ce soit à l'aide de pots de vin, de chantages ou même de meurtres.

C'est dans ce contexte peu reluisant que Dashiell Bad Horse, natif de la réserve, va se faire enrôler dans sa milice privée. Dashiell est un être violent aux méthodes vraiment expéditives. L'homme parfait pour faire régner l'ordre dans des lieux aussi dangereux que celui ci. Mais son retour à la réserve n'a absolument rien d'une coïncidence. Le lecteur découvrira assez vite que Dashiell joue double jeu...

Écrit par James Aaron, Scalped nous offre un portrait sans concession de l'état des réserves indiennes aux État-Unis. Ou plutôt de ce qu'il en reste. Le moins que l'on puisse dire est qu'après avoir lu quelques épisodes, l'envie de visiter un jour ces réserves m'a définitivement abandonnée.

Mais ce comics ne se contente pas de peindre une critique sociale des réserves. Scalped est avant tout un très bon polar. Il faut du temps pour accrocher à l'histoire qui se complexifie d'épisodes en épisodes. Il ne s'agit pas d'enquêtes successives mais d'une longue intrigue s'étalant sur toute la série (qui n'est pas encore terminée).

On pourrait très facilement comparer Scalped à The Shield
(d'ailleurs, les héros de ces sont tous les 2 chauves). En effet, ces séries sont comparables à de très nombreux niveaux. Que ce soit de la violence ou du traitement des personnages qui ne sont ni "gentils", ni complètement "méchants". Ainsi, même les pires ordures dans Scalped gardent un visage humain. Le série y gagne beaucoup en réalisme et n'en est que plus percutante. On a droit à de nombreuses scènes d'actions hargneuses et violentes, très bien desservis par les dessins de R.M. Guéra.

Il n'y a pas de version française à ce jour et à mon avis ce n'est pas près d'arriver. Les 2 premiers tomes sont disponibles en import, mais la série ne semble en être qu'à son début, donc rien ne presse pour vous de les acheter.
Le langage est très cru et exige aussi un bon niveau en anglais. Même moi qui suis un habitué de la VO, je dois m'accrocher pour suivre les dialogues.

Mais si vous arrivez à surmonter ce cap, Scalped est une excellente série comme on en fait quasiment plus. Le genre qui nous prend aux tripes pour ne plus nous lacher.

vendredi 9 mai 2008

Daredevil : Blood of the Tarentula

Avez-vous entendu parler de Carlos La Muerta ? Aussi connu sous le nom de Black Tarentula, il fut en son temps l'ennemi de Spider-Man. Mais vous le connaissez peut être grâce à sa courte apparition dans le tome 14 de Daredevil.

On le revoit peu de temps après dans le premier annual du volume 2 de Daredevil où il sort de prison et décide de changer radicalement de mode de vie. Notre ex-criminel devient alors une sorte de robin des bois des temps modernes, volant aux dealers pour faire don de leur argent à la paroisse du quartier.

Mais son passé de criminel finit forcément par déteindre sur sa carrière de super-héros. Même si c'est pour faire le bien, Carlos n'a pas renoncé à ses manières de brute épaisse. Les choses vont se compliquer lorsque d'ancien membres de son clan refont surface pour lui faire la peau...

Dans ce numéro spécial, Black Tarentula vole carrément la vedette à Matt Murdock qui se contente de jouer ici les seconds rôles. On reconnait aisément le style de Brubaker qui explore en profondeur le comportement de Carlos en étalant bien la psychologie de son personnage.
On se croirait presque dans un épisode de Criminal version marvel. Je commence à croire que cet auteur préfere les criminels aux super-héros. C'est d'ailleurs je pense le problème de cet épisode. J'aime bien Criminal, mais ici, j'aurais préféré lire du Daredevil comme indiqué sur la couverture.

Cette histoire completement indépendante de la série originale reste malgré tout assez basique. Ce n'est en effet pas évident de raconter une trame scénaristique complexe en une trentaine de pages seulement.

Mais la lecture n'en est pas mois plaisante et l'on finit tout de même par s'attacher à cet héros hors normes.

Le mois prochain, Ed Brubaker devrait commencer son 3ème grand cycle qui devrait semble t-il avoir un aspect beaucoup plus juridique.

jeudi 8 mai 2008

Quoi de neuf chez les Skrulls ?

Après quelques mésaventures, me voici de retour. Jetons donc un œil sur ce qui s'est passé chez les Skrulls pendant mon absence... (sans bien sûr trop en dévoiler)

Je suis assez sévère avec les comics que je chronique aujourd'hui. Cela ne veut pas dire du tout qu'ils sont mauvais. Loin de là. C'est juste que les attentes pour ce crossover sont tellement hautes que l'on en devient impatient. Et justement, Bendis prend son temps pour raconter cette histoire et nous fait saliver rendant insupportable notre soif pour connaitre la suite.

Secret Invasion #2

L'invasion poursuit son cours et nos héros se trouve dans une posture assez originale. Mais à quoi jouent donc ces Skrulls ?

Si le premier épisode était une bombe, celui là est cependant moins explosif. Toutes les révélations se sont enchainés tellement rapidement qu'il ne reste plus grand chose à dévoiler dans cet épisode. En effet, ce numéro laisse plus de place pour l'action et l'on a le droit à une bonne grosse bagarre durant la quasi totalité du comics.

On prend son pied à le lire bien évidemment, mais on aurait préféré en savoir un peu plus sur ce qui se passe ailleurs. L'épisode 1 nous avais laissé sur un tas de suspenses différents et nous voilà avec très peu de réponses un mois après.

Ça reste très bien, ne vous inquiétez pas. Je fais juste mon difficile...

New Avengers #40

Cet épisode est assez spécial. Exit Luke Cage et sa bande pour que l'on puisse se concentrer uniquement sur les Skrulls qui sont en quelque sorte les "héros" de cette histoire. A travers la 20aine de page, Bendis nous raconte ce qui s'est passé sur la planète Skrull depuis leur défaite contre les Kree.

J'ai été légèrement déçu par cet épisode. Je crois que j'aurais préféré rester dans l'ignorance et ne rien savoir d'eux. En effet, ils ont l'air beaucoup moins effrayants et beaucoup moins méchant vu d'ici. Cette histoire casse un peu le mythe paranoïaque de race supérieure que les Skrulls avaient réussis à instaurer dans l'esprit du lecteur. Dans cette épisode, ils font beaucoup trop...humains...

Seule la dernière page nous apporte une révélation assez choquante.

Mighty Avengers #13

La série des Mighty Avengers reste centrée sur Nick Fury qui planifie sa contre-attaque. On retrouve Daisy Johnson que l'on avait pas revu depuis la chute de Fury durant sa Secret War. Sous les ordres de son patron, Daisy va commencer à recruter une toute nouvelle équipe composée de parfaits inconnus.

Les dessins sont toujours d'Alex Maleev et restent toujours aussi beau à regarder. Cependant, on s'ennuie un peu dans cet épisode où il ne se passe quasiment rien. Bendis se contente de nous présenter de nouveaux personnages sans que l'on puisse vraiment les voir à l'action.


On reste donc un peu sur sa faim après ces 3 épisodes. Mais leur qualité reste indéniable et je suis convaincu que ce qui semble être un détail insignifiant aujourd'hui aura une importance capitale par la suite.

lundi 5 mai 2008




samedi 3 mai 2008

Iron Man, Ze movie


Beaucoup attendait ce film avec impatience, mais non sans une certaine inquiétude. Il faut avouer qu'avec les productions marvels, on est jamais vraiment sûr du résultat. Entre quelques bons films comme les Spider-Man se cachent souvent de bonnes grosses bouses (FF, Elektra, Ghost Rider, etc...).
Mais alors, qu'en est-il pour Iron Man ? Grand film de super-héros ou grosse bouse bonne pour la casse ? Ni l'un, ni l'autre. Cette fois Marvel a su couper la poire en deux.

Tout d'abord, avant de commencer ma critique, j'aimerais pousser un énorme coup de gueule contre les cinémas toulousains. Je vis dans une des plus grandes villes de France et pourtant il n'y a pas une seule séance disponible en VOST. C'est très dommage car le jeu d'acteur de Robert Downey Jr y perd beaucoup.

Voilà, c'est dis, rentrons maintenant dans le vif du sujet. Tous le monde ici connait l'histoire : Tony Stark est est un multimilliardaire fabriquant d'armes et vis dans l'insouciance des dégâts qu'il cause au reste de la planète. Il se justifie par une bonne dose de cynisme et quand il n'est pas dans son atelier à fabriquer tout et n'importe quoi, il passe son temps à se bourrer la gueule et à coucher avec des filles dont il ne prend même pas la peine de dire au revoir le matin venu.
Vous l'aurez vite compris : Tony Stark est un connard.

Mais tout cela va changer quand il se fait capturer par des très très méchants terroristes. Pour actualiser l'histoire, on remplace les fourbes vietcongs par les vils talibans et le tour est joué. Bien entendu Tony va avoir une révélation et va réveiller le super-héros qui sommeille en lui.
C'est d'ailleurs le point fort du film : la création d'Iron Man. Le personnage est très bien desservi par l'excellente prestation (comme à son habitude) de Robert Downey Jr. Il campe en effet très bien la personnalité du playboy milliardaire et arrive même à le rendre sympathique alors qu'en temps normal n'importe qui aurait eu envie de lui mettre une paire de claques. On assiste aux différentes étapes de la création de l'armure (avec parfois une bonne dose d'humour), et même si ces passages sont faibles en scènes d'actions, on ne s'ennuie pas le moins du monde.

Le réalisateur, Jon Favreau, bien que peu expérimenté en la matière nous offre une mise en scène qui sans être parfaite, reste tout à fait correcte. Il fait d'ailleurs une petite apparition dans le film (il jouait aussi Foggy Nelson dans le film Daredevil). Ce n'est que son troisième film, mais il s'en sort pourtant beaucoup mieux que d'autres réalisateurs ayant travaillé sur ce genre de projets (au hasard : Brett Ratner ou Mark Steven Johhnson).

Mais c'est dans sa deuxième partie que le film se gâte. Si la création du personnage se passe plutôt bien, lorsque la trame principale pointe le bout de son nez, on se retrouve avec un film beaucoup plus faiblard. La découverte du méchant du film ne surprendra personne (mais vraiment personne) et le combat final sera dénoué de tout enjeux émotionnels. Le film y aurait vraiment gagné s'il avait su bâtir un véritable scénario construisant des liens plus aboutis entre les personnages (notamment entre notre héros et le bad guy). Le dernier combat, bien que plaisant à regarder parait alors comme un combat de carcasses vides et sans âmes.

Au final, on se retrouve donc avec un film pas désagréable mais qui, faute d'avoir su instaurer une véritable intrigue s'étalant sur tous le métrage, devient presque quelconque.
C'est dommage car ce film n'est pas passé loin d'être une vraie réussite.


PS : Si vous allez le voir, restez jusqu'à la fin du générique. Une petite surprise vous attend...

jeudi 1 mai 2008

Iron Fist #14

Tous les pions sont en place. Iron Fist parviendra t-il à déjouer les plans machiavéliques de l'Hydra ? Sera t-il capable de mettre fin à la dictature du Kun Lu ? La réponse dans cet épisode !

La conclusion de ce cycle arrive enfin dans un numéro plus long que d'ordinaire. Danny va finalement pouvoir régler ses comptes avec le très vilain Xao. Au programme de cet épisode d'une 30aine de pages : des combats, des combats et des combats !

On n'a donc pas le temps de s'ennuyer ici. On assiste à la clôture de l'histoire commencé 17 épisodes plus tôt, même si Matt Fraction nous laisse quelques pistes au cas où l'envie lui prendrait de relancer cette trame. Je dois dire que j'ai été assez impressionné par la qualité de cet arc, même si je dois avouer qu'il se termine moins bien qu'il avait commencé. J'aurais préféré que le tournoi des 7 nations prenne une place beaucoup plus importante dans le déroulement du récit. Dans cette compétition, Danny aura plus eu un rôle de spectateur sans avoir eu véritablement la possibilité d'agir sur son déroulement. Mais cela n'est finalement qu'un détail, puisque le scénario se situait dans l'ensemble vraiment un cran au dessus par rapport aux autres productions actuelles.

Si l'on avait constaté une baisse de qualité au niveau des dessins dans les précédents numéros, cet épisode se rattrape avec un travail plus que correct.

Espérons donc une sortie française rapidement, histoire que le plus de monde possible puisse en profiter.