mardi 29 avril 2008

Daredevil : tome 1 du Volume 2

En me baladant chez mon libraire préféré, j'aperçois sous une étagère une compilation de Daredevil regroupant ses 15 premiers épisodes du volume 2.

Parmi ces 15 épisodes, on retrouve l'arc écrit par Kevin Smith qui correspond aux tomes 1 et 2 de la collection 100% Marvel, mais l'on a aussi une autre histoire qui a pas été publié sous la même collection, mais sous le label "Marvel Knight". Oui, je sais, ça devient compliqué.


Mettons un peu d'ordre avec ce tableau récapitulatif du volume 2 de la série :

#1 à #8 - Kevin Smith/Joe Quesda "Sous l'aile du diable"
#9 à #15 - David Mack/Quesda "Tranches de Vide" introduction du personnage d'Echo.
#16 à #19 - Bendis/Mack "Wake up" histoire du gamin traumatisé
#20 à #25 - Bob Gale/Winslade "La grande parade" Murdock en procès contre Daredevil
#26 à #81 - Bendis/Maleev
#82 à ?? - Brubaker/Lark


Ça y est ? Vous comprenez mieux maintenant. Non ? Bon, tant pis, je continue quand même

Ce volume a donc le mérite de réunir 2 histoires déjà publiées sous un label différent.


Sous l'Aile du Diable (#1 à #8)

Si vous possédez les 2 premiers tomes 100% Marvel de Daredevil, vous connaissez probablement déjà cette histoire. Matt Murdock se voit confier la garde d'un nourrisson, mais très vite on lui fait savoir que cet enfant ne serait autre que la réincarnation de l'Antéchrist. Très vite, les malheurs s'accumulent dans l'entourage de Matt, si bien qu'il finit par croire à cette sombre prophétie.

Cet arc, bien que réussi, est cependant loin d'être le meilleur. Tout le récit est imprégné de mysticisme pseudo religieux, ce qui donne à l'auteur Kevin Smith l'occasion de revenir sur les racines religieuses du personnage. Cela nous donne quelques scènes un peu lourdes, notamment entre Matt et sa mère.

Ce détail mis de coté, le scénario est doté d'une intrigue plutôt bien ficelée. Les apparences sont souvent trompeuses et notre héros va l'apprendre à ses dépends. Il est difficile de faire l'impasse sur cette histoire, car elle marquera un tournant capital dans la continuité de la série.

Tranches de vide (#9 à #15)

Vous connaissez peut être déjà Echo qui fait parti de l'équipe des New Avengers, mais saviez vous que l'héroïne a fait sa première apparition dans Daredevil ?

Les crayons sont toujours tenus par Joe Quesda, même si David Mack s'incruste pas mal tant au niveau des dessins que du scénario.

Nous faisons donc connaissance avec Maya Lopez, qui possède l'étrange faculté de répéter tous les mouvements qu'elle visualise. Maya est sourde, mais elle sait très bien lire sur les lèvres.

Le Caïd va la convaincre que Daredevil est responsable de la mort de son père (alors qu'en fait c'est lui le coupable. Bouh le vilain.) Bien évidemment elle tombera amoureuse de Matt Murdock tout en ignorant sa double identité. Si la romance est plutôt réussi, l'histoire, elle, n'est pas très originale et est construite de manière complètement destructurée.

Mais cela n'a pas beaucoup d'importance puisque l'intérêt de cet arc se situe surtout dans sa mise en page. David Mack redouble d'effort pour faire retranscrire les sensations des personnages à travers les pages de ce comics. Matt est aveugle, Maya est sourde et l'auteur utilise de nombreux effets pour nous le faire ressentir. C'est plutôt agréable à regarder et l'on en oublie la vacuité du scénario.


Bref, si vous n'avez lu aucune de ces 2 histoires, ce tome 1 est l'occasion de vous rattraper. Par contre, si vous possédez déjà les 2 premiers tomes 100% Marvel, l'achat devient tout de suite beaucoup plus discutable. L'album coute tout de même 28 euros. Notons la présence de quelques bonus comme l'épisode 0.5 de la série, les couvertures et une autre petite histoire pas indispensable du tout.

C'est à vous de voir.

dimanche 27 avril 2008

Alias

Damned, les Bendis que j'ai commandé sur amazon ne sont toujours pas arrivés. Mais comment vais-je faire pour ma chronique hebdomadaire ? J'ai trouvé ! Je vais parler d'Alias cette semaine et The Pulse la semaine prochaine.

Après Powers, Goldfish, Jinx et Fortune & Glory, voici donc Alias.

Cette série fait partie intégrante de l'univers Marvel. On retrouve de nombreux personnages connus comme par exemple Luke Cage, Carol Danvers et Matt Murdock. D'ailleurs, on retrouve certains passages qui sont identiques entre Alias et Daredevil, seul le point de vue du narrateur change.
Les dessins sont de Michel Gaydos et collent parfaitement à l'ambiance.

Cette série comporte le label "Max". Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce n'est pas pour les enfants. Les thèmes traités dans cette série sont majoritairement adultes. Il y a quelques scènes de sexe et le langage est plutôt vulgaire par moments.

Pour changer un peu, je vais traiter cette série par tomes.

Tome 1 - Le Piège

Jessica Jones est une détective privée. Elle a eu une carrière de super-héros qui s'est plutôt mal terminée.

Un beau matin, une femme se présente à son agence lui demandant de retrouver sa sœur disparue.
Son enquête va la conduire tout droit sur un scandale impliquant Captain America. Mais notre héroïne va vite être liée à une sombre affaire de meurtre. Le doute n'est plus permis, on essaye de la manipuler. Mais par qui ? Et pourquoi ?

Le premier tome commence très bien. Il s'agit d'une bonne histoire de conspiration qui est très bien menée de bout en bout.

Tome 2 - Secrets et Mensonges

La tension baisse de manière drastique dans ce tome beaucoup plus calme et posé. Cette fois, Jessica part à la recherche d'un super héros au passé très coloré. Cet homme aurait fait équipe avec les Avengers et serait désormais la cible des Skrulls. Mais notre héroïne commence à avoir des doutes sur la véritable identité de l'homme qu'elle recherche.

C'est presque le jour et la nuit entre le tome 1 et 2. Bendis abandonne les aventures de conspirations pour une histoire plus simple en se concentrant beaucoup plus sur la psychologie de ses personnages secondaires. Le rythme est donc beaucoup plus lent, mais certaines scènes sont plutôt bien trouvées et arrivent presque à nous émouvoir.

Ce tome est en rupture de stock. Comme certains Daredevil, il est donc très dur de le trouver à un prix raisonnable. Cependant, il n'est pas indispensable pour la continuité de l'histoire.

Ce tome se termine par une conversation entre Jessica Jones et Jonah J. Jameson (ça fait beaucoup de "J" tout ça). Le tout est entièrement dessiné par Bill Sienkiewicz. L'épisode est amusant, mais un peu longuet.


Tome 3 - Reviens, Rebecca !

Ici, notre détective vient enquêter dans un bled paumé pour le moins inhospitalier. Elle est engagée pour retrouver une jeune étudiante disparue et récemment suspectée d'être une mutante. Dans ce genre de petits villages ou la mutophobie est courante, la paranoïa s'installe...

Cette intrigue est bien menée et réserve quelques rebondissements.
Notons également la présence de quelques planches de David Mack.


Tome 4 - Mattie

Le rythme redevient beaucoup plus soutenu à partir de ce tome. Une jeune demoiselle fait irruption dans le bureau de Jessica vêtue du costume de Spider-Woman. Confuse, elle s'enfuit aussitôt. Qui est donc cette mystérieuse personne et dans quel pétrin s'est elle fourrée ? Cette personne s'avèrera être particulièrement liée à Jonah J. Jameson.
Pour la retrouver, Jessica Jones va devoir renouer avec ses anciennes habitudes de super-héroïnes. Chose qu'elle aurait souhaitée ne plus jamais avoir à faire.

Notons en guest star la présence de Jessica Drew.


Tome 5 - Pourpre

L'histoire commence par un flashback relatant les origines de Jessica Jones. Ensuite, on rentre dans le vif de l'action avec le passé qui revient faire surface en pleine figure de notre héroïne. Mais quel est donc son douloureux secret ? Toutes les réponses sont apportées dans cet épisode explosif qui conclut avec brio la série.
Les flashback sont dessinés par Mark Bagley.

Mais les aventures de Jessica Jones ne s'arrêtent pas là, la série continuera dans The Pulse, que je chroniquerais la semaine prochaine.

En attendant, voici un extrait choisi :

samedi 26 avril 2008

Ultimate Spider-Man #121

Après les quelques mésaventures mutophiles de notre ami arachnéen, on reste dans un ton assez léger. Les premières pages sont en effet assez hilarantes. Tout l'épisode fonctionne sur un petit flashback que Peter narre auprès de son institutrice et du reste de sa classe.

Parker est en plein milieu de son job au Daily Bugle, mais son "spider-sens" semble le titiller. Quelque chose ne tourne pas rond...

L'épisode est totalement indépendant, ce n'est donc pas une aventure particulièrement élaborée. Juste quelques scènes qui remettent les choses au point face au dernier évènements et une petite bagarre sous le regard ébahi de JJJ.

Au final, ce tome s'avère plaisant, mais pas franchement indispensable. Son intérêt vient surtout de l'embarras de Peter Parker qui essaye tant bien que mal de se justifier sans griller sa couverture. L'exercice reste peut être assez vain, mais toujours aussi agréable à lire.

vendredi 25 avril 2008

Mighty Avengers #12


"J'en ai terminé, vous n'entendrez plus jamais parler de moi." Telles furent les dernières parles de Nick Fury qui disparu de la circulation suite aux conséquences de sa "Secret War". Mais qu'est il devenu ? Qu'a t'il fait durant son absence ? C'est à ces questions que Bendis apporte les réponses. Car alors que Fury pensait prendre une retraite tranquille bien méritée, ses plans vont être perturbés par quelques méchantes personnes vertes à têtes pointues.

Tout comme Secret War, cette histoire (qui n'a pas grand chose à voir avec les Mighty Avengers) est traitée comme un film d'espionnage. Comme d'habitude, malgré l'absence totale de scènes d'actions, Bendis arrive à nous scotcher au récit jusqu'à la dernière minute.

L'ambiance est largement renforcée par la contribution d'Alex Maleev. Son travail est impeccable et l'on prend un réel plaisir à admirer ses planches.

Bref, même si je m'attendais à un retour plus spectaculaire, je dois admettre que j'ai été agréablement surpris face à la qualité du travail fournit sur ce numéro.

mercredi 23 avril 2008

Daredevil - Tome 14

Depuis que l'identité secrète de Matt Murdock a été dévoilée par la presse à scandale, sa vie a été sans dessus dessous. Bon, d'accord, sa vie n'a jamais été vraiment très organisée, mais cette fois l'on atteint des sommets. A la fin du dernier tome, Matt est envoyé à la prison de Rykers accusé d'être le justicier Daredevil.

Le moins qu'on puisse dire est que Bendis quitte la série laissant notre héros dans un sacré pétrin. Il revient donc à Ed Brubaker de faire le ménage derrière lui. C'est à lui que revient la lourde tache de passer après un scénariste de talent qui a définitivement marqué les personnages de la série. Le défi parait donc difficile à relever, mais rassurez-vous, la nouvelle équipe s'en sort avec brio.

Cette fois, Daredevil est enfermé avec ses pires ennemis. Le FBI n'a qu'un seul souhait : que Matt Murdock se fasse liquider avant son procès. Ce tome contient une pléthore de guest star. On y retrouve le Caïd, Bullseye, le Hiboux, Hammerhead et même Frank Castle. Matt va devoir faire face à ce milieu hostile tout en préservant un semblant d'apparence sur son identité secrète. Rien que ça...

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, Ed Brubaker a concocté un scénario beaucoup plus complexe qu'il en a l'air. Pendant que Matt s'efforce de rester en vie à l'intérieur, Ben Urich et Foggy font face à un mystérieux Daredevil qui continue d'agir à l'extérieur.

Ce tome marquera longtemps la série qui atteint ici son apothéose. La prison change un homme. Cet adage se confirme ici, notre héros est poussé à bout jusqu'à ne plus pouvoir distinguer le bien du mal.

Les dessins de Michael Lark ne sont pas en reste non plus. L'ambiance carcérale ressort parfaitement de son travail. Son style est assez différent de celui de Maleev, plus réaliste, mais beaucoup plus sombre aussi. Les bagarres sont également bien rendues. Cependant, j'ai trouvé que les couvertures n'étaient pas particulièrement jolies.

Impossible de s'ennuyer une seule seconde dans ce numéro. Les intrigues sont riches en rebondissement et les bagarres sont épiques . L'histoire réserve de nombreuses surprises jusqu'à la dernière page. Certains risquent même de ne pas s'en remettre tellement l'univers de l'homme sans peur risque d'en être perturbé à jamais... Si vous êtes un fan de DD, je ne vois vraiment pas comment vous pourriez être déçu.

Je vous averti cependant, une fois arrivé à la dernière page, on a une grosse envie de lire la suite. Il faudra en effet attendre le tome 15 afin que ce cycle connaisse un semblant de conclusion. Espérons que panini ne nous fasse pas poireauter aussi longtemps que pour ce tome là.

lundi 21 avril 2008

My lawyer is rich


Je me suis baladé sur amazon hier et quelque chose a attiré mon attention :
Daredevil 6

Si vous êtes un nouveau lecteur de Daredevil, je vous souhaite bien du courage pour trouver les tomes 6 et 9 en français a un prix raisonnable. Cela fait un bon moment que les ouvrages sont en rupture de stock.

C'est dommage, surtout avec la sortie du tome 14 jeudi.
Ce serait intelligent de la part de panini de procéder à une réédition, mais à mon avis ça n'arrivera pas de sitôt.

Au moins, je sais que le jour où j'aurais vraiment besoin d'argent, je pourrais vendre le mien...
Mais rêvez pas, c'est pas prêt d'arriver !

dimanche 20 avril 2008

Fortune & Glory (A True Hollywood Comic Book Story)

Tout d'abord, désolé pour ma faible présence sur ce blog ces derniers temps, cette semaine sera plus chargé. Ceci étant dit, passons aux choses sérieuses.

Après Powers, Torso, Goldfish et Jinx, attaquons nous à un autre comics de Brian Michael Bendis hors marvel.

Cette fois on quitte l'univers du polar pour s'aventurer sur le terrain de l'humour. On est toujours dans le noir et blanc, mais cette fois, le style est radicalement différent. Bendis est plus qu' omniprésent dans cette œuvre, puisqu'il est à la fois le scénariste, dessinateur et acteur principal de sa propre BD.

En effet, le héros n'est autre que Bendis lui même qui se met en scène pour raconter sa brêve expérience Hollywoodienne. Quand on se procure ses polars, les éditeurs n'hésitent pas à se vanter dans les éditos en indiquant que ces "histoires sont déjà retenues par les producteurs hollywoodiens". Mais qu'en est-il réellement ?

Nous sommes en 1997, Bendis, assez fier d'avoir terminé son Goldfish est contacté par Hollywood qui veut en faire un film. Naïf, notre dialoguiste chauve préféré va découvrir à ses dépends que le chemin pour transformer un bouquin en film est long et parsemé d'embuches...

La satire hollywoodienne est évidente. Le professeur Bendis va démonter pour nous tous les rouages complexes du monde du cinéma. A travers les nombreux dialogues, l'écrivain fait preuve d'une extrême pédagogie tout en parsemant ses pages de scènes hilarantes.

On a souvent vu des films qui se veulent critique sur le monde du cinéma (The Players, Get Shorty, etc...). Mais dans Fortune & Glory, la critique est sur un autre terrain. Bendis ne tombe pas dans le stéréotype du méchant producteur qui ne pense qu'à se faire du fric au détriment des auteurs (je ne dit pas que ce cliché n'est pas véridique, juste que ce n'est pas le propos de l'œuvre). Sans rentrer dans la dénonciation, c'est une vision lucide de la machine hollywoodienne qui nous est retranscrite. Une fois la lecture terminée, on comprend beaucoup mieux la logique de cette gigantesque administration.

Je n'ai pas pu le trouver en français, il y a évidemment beaucoup de dialogues et les dessins sont minimalistes. Il s'agit d'une histoire vraie, et tout ce qui y est raconté se base sur du vécu. Mais je dois vous avouer que je me suis rarement autant amusé à la lecture d'une BD. Bendis arrive facilement à toucher le lecteur, car au delà d'une aventure Hollywoodienne, beaucoup s'y retrouveront lorsqu'ils ont du faire face à l'incompréhension d'une administration plus grande qu'eux.

lundi 14 avril 2008

Jinx


Elle s'appelle Jinx, elle est chasseuse de prime et elle est l'héroïne d'un polar en noir et blanc écrit par Brian Michael Bendis.

Notons tout d'abord que Jinx fait partie du même univers que Goldfish. On y retrouve certains personnages, notamment David Gold qui aura un rôle majeur dans l'histoire. Jinx a été écrit après Goldfish, mais l'histoire se déroule avant, vous me suivez ? Non, pas grave je continue.

Jinx traque les délinquants à la petite semaine contre une modique somme d'argent. Elle ne s'entend pas avec ses collègues et passe son temps à ramasser des raclures. Bref, sa vie est plutôt merdique. Par le biais de diverses coïncidences, elle va croiser le chemin de David Gold qui a justement une prime sur sa tête. Mais plutôt que de l'arrêter, les deux protagonistes vont mettre leurs efforts en commun pour retrouver un magot soigneusement caché.

Si vous avez aimé Goldfish, vous aimerez probablement Jinx. On y retrouve les mêmes ficelles narratives, le même style de dessins, et bien sûr les mêmes dialogues.













Si vous n'avez pas aimé Goldfish (ce qui peut se comprendre), vous n'aimerez probablement pas Jinx. Cependant, cette dernière histoire me semble tout de même légèrement meilleure et beaucoup plus aboutie. Les personnages gagnent en profondeur et ont un passé beaucoup plus coloré.

L'histoire est elle plus crédible dans Jinx ? Non, pas du tout. En fait, le scénario est complètement tiré par les cheveux. Bendis joue sur les retournements de situations improbables et n'accorde pas vraiment d'importance à la crédibilité de certaines scènes. L'auteur affirme avoir voulu faire une version moderne du "Bon, la brute et le truand". A partir de là, il ne s'embarrasse pas à monter une histoire qui tient debout, les scènes servent surtout de prétexte à créer de nouvelles situation entre les protagonistes.

Mais c'est là où le comics réussit son coup. On en vient à oublier l'histoire pour s'intéresser aux relations qui se tissent au fil de l'œuvre. Si on adhérait pas plus que ça aux personnages dans Goldfish, ici, l'alchimie entre cette chasseuse de prime et ce petit truand fonctionne.

Car là où Bendis fait fort, est qu'il nous plonge dans un polar noir à l'univers cynique et désabusé, et qu'il arrive à en ressortir une histoire d'amour, belle et touchante.


La semaine prochaine, on quitte le polar et on s'attaque à la comédie avec "Fortune & Glory".

samedi 12 avril 2008

Amazing Spider-Man #555 et #556


On a beau râler sur la conclusion des "One More Day", les nouvelles aventures de Peter Parker ne sont pas mauvaises pour autant.

La preuve avec ce cycle qui a commencé il y a 2 semaines déjà. Le coup de mettre plusieurs équipes de scénaristes pour se relayer alternativement porte donc ses fruits, même s'il faut dire que cela soit dommage qu'il ait fallut passer un gros coup de gomme sur tout le travail qu'avait effectué Strazinsky sur la série.

En plein mois d'avril, une tempête tempête de neige anormalement violente s'abat sur New-York. Le genre de météo où l'on serait bien mieux chez soi à regarder la tv près de la cheminée. Mais quand on est super-héros, rester chez soi n'est pas une option. Avec l'aide de Logan, l'ami Spidey va donc devoir affronter de très méchants guerriers mystérieux dont le look sort tout droit du film Predator.

Le scénariste Zeb Wells s'en sort plutôt bien pour le moment avec ses deux premiers numéros. Les dialogues sont bien écrits et la relation Spider-Man/Wolverine fonctionne plutôt bien. De plus, l'histoire semble un peu plus originale que d'habitude. On a une belle intrigue portant sur le mysticisme et les secrets Mayas, le tout sur fond de tempête de neige, bref, l'ambiance fonctionne.

Mais le plus de ce numéro vient surtout des dessins. Chris Bachalo nous offre un travail fort agréable à regarder. L'ensemble est beaucoup plus lisses et les visages plus expressifs, cela donne une ambiance presque de dessins-animés. On y perd un peu en réalisme par rapport aux précédents cycles, mais cela n'est pas plus mal car le comics y gagne en personnalité. De plus, les dessins collent parfaitement à l'ambiance enneigée de cette trilogie.

Espérons donc que cette histoire finisse aussi bien qu'elle a commencée. Sans être la bd du siècle, le tandem Wells/Bachalo semble très bien fonctionner.

mercredi 9 avril 2008

Brubaker répond aux internautes

Ed Brubaker est invité sur le forum de Warren Ellis dans lequel il répond à toutes sortes de questions centrées sur Criminal principalement.

Voici le lien.

On a d'ailleurs les premières pages de l'épisode 2 de Criminal (volume 2) qui sort aujourd'hui aux US.

Bien évidemment, c'est en anglais. Désolé...

Mais sinon, cher francophones, rassurez vous, plus que 2 semaines à attendre avant la sortie du tome 14 de Daredevil. Encore un peu de patience...

lundi 7 avril 2008

Goldfish

Après Powers et Torso, attaquons nous à une autre œuvre moins connu du scénariste Brian Michael Bendis.

Goldfish est en effet une des premières histoires publiées par le scénariste à succès. L'auteur a tout fait lui même, de l'écriture, du découpage jusqu'aux dessins. On obtient alors un bon polar en noir et blanc jouant plus sur l'ambiance et ses dialogues que sur l'originalité de son scénario.

David Gold, arnaqueur à la petite semaine est de retour en ville après presque 10 ans d'absence. Avant de partir, il ne s'était pas fait que des amis. Goldfish compte se venger de son ancienne compagne devenue parraine locale. Il va alors tenter de remettre les pendules à l'heure dans une arnaque impliquant une partie de poker à très hauts risques.

Quand on ouvre ce gros bouquin (260 pages) on remarque tout de suite l'emprunt au cinéma de genre :
Une histoire d'arnaque (qui n'est que le premier tiers de l'histoire d'ailleurs), un homme au passé mystérieux et une ville remplie de gangsters. Dans cette histoire, quasiment tous les personnages sont ou des flics, ou des malfrats.

Même le découpage est cinématographique. Quand il n'y a pas de dialogues, ce sont souvent de longs silences aux cadres très travaillés qui prennent le pas.

Bref, tous les codes classiques du polars sont réunis. Cependant, on a parfois l'impression que Bendis en fait trop. En effet, son travail transpire l'exercice de style. L'auteur respecte presque trop le genre qu'il investit sans jamais vraiment le transcender.

Ce léger défaut mis à part, Goldfish a toutes les qualités que l'on retrouve dans la quasi totalité des œuvres de Bendis. Je parle bien sûr des très bons dialogues, des personnages attachants et contrastés et de l'ambiance très réussi qui se dégage de ces pages.

Quand tous ces éléments sont réunis, il est difficile de ne pas se trouver devant une bonne BD. Cependant, pour l'apprécier, il faut vraiment aimer ce genre d'histoires. Pour peu que l'on accroche pas aux personnages, il devient alors très facile de s'ennuyer. Les dessins restent parfois assez minimalistes et certaines pages contiennent tellement de dialogues que Bendis a carrément supprimé les bulles pour nous mettre uniquement des pages de textes avec juste un dessin en arrière plan.

Vous l'aurez compris, Goldfish ne s'adresse pas à tout le monde. Mais pour peu que vous soyez fan de l'auteur et que vous aimiez le genre, alors dans ce cas l'achat devient plus qu'envisageable.

La semaine prochaine : Jinx (si j'ai le temps de le relire).

dimanche 6 avril 2008

Kick Ass #2


Devenir un héros et le rester...

Après un mois d'attente, voici le 2ème numéro de Kick Ass. Le premier numéro avait surpris son monde, et on se demandait bien quelle tournure allait prendre la série.

Forcément, après un début aussi réussi, la suite ne pouvait être que en dessous. Mais l'album reste tout de même d'un très bon niveau.

Notre "héros" était dans une vraiment mauvaise posture quand nous l'avions laissé. En plus de se faire tabasser, poignarder et écraser, Dave Lizwski s'apprête à subir l'ultime humiliation d'être emmené à l'hosto habillé comme un pervers. Comment va t-il se sortir de ce pétrin ?
La réponse dans ce 2ème épisode toujours écrit par Millar et dessiné par Romita Jr.

Est-ce vraiment possible d'être un héros de nos jours ? Si quelqu'un sort dans la rue avec un costume, c'est forcément un obsédé sexuel. Quel est donc le secret de ses fameux héros pour sortir en plein jour sans avoir peur du ridicule ?
Après sa première expérience désastreuse en tant que super-héros, Dave se jure de ne plus recommencer. Mais les vrais héros ne se découragent pas aussi facilement...

Au programme donc ce mois ci, beaucoup de sang, des larmes et une bonne dose d'humour. En effet, malgré les jets d'hémoglobines et les situations les plus dramatiques, on sourit intérieurement lorsque l'on voit le héros souffrir.

Et oui, Kick Ass est un comics sadique et violent qui n'hésite pas à nous apporter de bonnes grosses bagarres vraiment hardcores. Cela fait énormément de bien de lire un comics qui n'y va pas avec le bout de la cuillère. Du sang, du sang et encore du sang !!

Au final, l'épisode nous offre un grand moment d'héroïsme et nous laisse sur une méchante envie de lire la suite.

samedi 5 avril 2008

Secret Invasion #1


On savait qu'ils allaient arriver, les fans les attendaient de pied ferme, ils ont débarqué cette semaine aux États-Unis.
Les Skrulls viennent d'envahir l'univers Marvel.

A vrai dire, ce n'est pas tout à fait vrai. Ils ne viennent pas de nous envahir, car ils sont déjà là. Mais comment ont-ils fait pour nous infiltrer sans que personne ne puisse sans rendre compte ?
Cette fois, ils passent à l'offensive...

Moi qui suis un peu terre à terre, j'avais peur que cette histoire d'invasion fasse un peu kitch. Il n'en est rien. Durant ces 44 pages, on a pas le temps de s'ennuyer une seule seconde. Les révélations fusent, et les premiers Skrulls sont dévoilés. Pour certains, on le voit venir, pour d'autres, pas du tout. Ça ne fait que commencer, et la série enchaine les coups de théâtres toutes les 2 pages. Le lecteur, lui, pousse un "oh my god!" toutes les 30 secondes en tournant frénétiquement les pages pour connaitre la suite.

Bendis avait bien préparé son coup. A la fin de l'album, il nous explique que cela fait longtemps qu'il avait préparé ce crossover et nous cite de nombreux indices qu'il a disséminé un peu partout dans les précédentes séries sur lesquelles il a œuvré.

Cette fois, contrairement aux autres histoires du bonhomme, on est pas débordé par les dialogues. Il a su se limiter en y mettant juste ce qu'il faut. Ils n'en restent pas moins très percutants. Rien que les 2 premières pages arrivent de suite à nous plonger dans l'ambiance.

Les dessins eux, sont impeccables. C'est Leinil Yu (New Avengers) qui tient les pinceaux. Les détails sont très soignés, tous les effets d'ombres et de reflets sont travaillés, bref c'est un régal pour les yeux.

Donc, en se basant juste sur le numéro 1, "Secret Invasion" est une vraie réussite. Cela démarre encore plus fort que Civil War, et j'ai l'impression que cela ne peut que continuer crescendo.

Je veux la suiiiiiiite !!!


PS : Le site EW propose en preview les 10 premières pages de Secret Invasion, si vous voulez donc un aperçu de la série, vous pouvez cliquer ici.

I'm back !


Chers lecteurs, je suis désolé de ne pas avoir été très présent cette semaine, j'ai été un peu débordé par de nombreux évènements.

Mais ça y est, le week-end est enfin arrivé, je vais pouvoir reprendre les bonne habitudes.

Au programme cette semaine donc :
Aujourd'hui : Secret Invasion
Dimanche : Kick-Ass #2
Lundi : Goldfish
Mardi : Amazing Spider-Man #555
Mercredi : Je sais pas encore...

A très bientôt donc pour de nouvelles aventures.

PS : Neault, la démocratie a une fois de plus parlé à travers les sondages.
Ta sanction pour être un Skrull est de regarder l'intégrale de "la Petite maison dans la Prairie". Si tu survis à cette terrible épreuve, nous serons alors sûr que tu n'es pas un Skrull : aucune intelligence supérieure ne peut regarder ça sans subir des dommages cérébraux irréversibles.

jeudi 3 avril 2008

He loves you...