lundi 31 mars 2008

Torso

C'est facile de dire "je suis fan de Bendis" quand on se contente uniquement de lire son travail chez Marvel.

Après vous avoir présenté Powers la semaine dernière, je vous propose de découvrir une autre oeuvre moins connue de notre dialoguiste chauve préféré : Torso.

Nous sommes en 1935, Eliot Ness, pas peu fier d'avoir fait tomber Al Capone (pour fraude fiscale) est appelé par la municipalité de Cleveland pour faire le ménage et traquer la corruption dans les rangs de la police. Mais son travail va très vite être dérangé par l'apparition d'un "serial killer" particulièrement macabre, découpant ses victimes et n'en laissant que leur torse.

Pour votre culture générale, Torso serait le premier tueur en série ayant œuvré aux Etats-Unis. Car, oui, l'histoire porte le label "inspiré de faits réels". D'ailleurs, dans les annexes de ce bouquin, Bendis affirme (documents à l'appui) avoir fait un vrai travail d'investigation et qu'il a essayé de se rapprocher le plus possible de la "réalité".

D'ailleurs, parmi les dessins s'incrustent par moments de vraies photographies de l'époque. Mais cela est fait de manière suffisamment subtile pour ne pas faire décrocher le lecteur.

Cependant, le réalisme est un peu le défaut de cette BD. Tout comme Zodiac, l'histoire se rattache beaucoup trop aux faits. Moi, en tant que lecteur de polar, je m'en tape pas mal que le tueur en série ait vraiment existé. Ce qui me plait, c'est une bonne intrigue avec de bons personnages. Que l'histoire soit véridique, c'est juste un plus.

Mais l'aspect "documentaire" mis de coté, Torso reste un bon polar. Même si le véritable mystère n'a jamais été vraiment élucidé, Bendis nous apporte sa propre théorie sur l'identité du tueur. On peut regretter cependant que certaines ficelles narratives soient un peu grosses et que l'enquête tombe dans un certain nombre de clichés.

Certains adoreront, d'autres s'ennuieront peut être. Ça dépends donc de vos gouts. J'ai mis quelques extraits pour vous faire une idée du style et des dessins de Marc Andreyko.

Ce n'est peut être pas la bd du siècle, mais qu'importe.
L'intérêt de ce comics vient surtout de l'ambiance très réussit du Cleveland des années 40. Bien évidemment avec Bendis, on a le droit à de bon dialogues et à des personnages crédibles et intéressants. C'est tout ce dont on a besoin pour passer un bon moment.La semaine prochain, je vous parlerais de Goldfish, ensuite, ce sera le tour de Jinx, puis Fortune & Glory. Oui, je décrète ce mois d'avril le mois du Bendis !

dimanche 30 mars 2008

Daredevil #106

Période de transition pour l'homme sans peur, puisque Ed Brubaker vient de finir sa longue histoire de 12 épisodes s'étalant sur les cycles "Hell to Pay" et "Without Fear".

Brubaker n'allait donc pas se remettre de suite à écrire une longue trame scénaristique, mais nous sort un petit épisode indépendant pour permettre au lecteur de souffler un peu.
Ainsi, c'est sous le regard de Ben Urich que l'on suit cette histoire. Ben est en effet directeur de son propre journal depuis les évenements de la Civil War, le "Frontline". C'est à traver lui que l'on assiste donc à la rechute de Matt Murdock vers le côté obscur des super-héros.

Ce qui frappe tout d'abord dans cet épisode est l'absence de Michael Lark pour les dessins. Il est en effet remplacé par Michel Perkins dont le crayon et beaucoup plus nerveux et moins élegant. C'est assez déstabilisant et pas forcément joli. Mais heureusement, cela n'est pas trop gênant puisque ce n'est que pour un ou deux épisodes. Le remplacement de Lark n'est en effet que temporaire.

L'épisode n'est pas spécialement interessant et se contente de faire un état des lieux sur les effets qu'a eu le précédent cycle sur notre pauvre héros qui n'a décidément pas été gâté par la vie.
L'auteur nous prépare donc probablement le terrain pour sa prochaine aventure et je dois avouer que je suis assez impatient de savoir ce que le grand Ed Brubaker nous réserve.

Titre du prochain épisode : Blood of the Tarentula

PS : Pour les fans de Daredevil vivant en France, encore un petit peu de patience puisque dans 25 jours sort le tome 14, qui, faites moi confiance, déchire grâve !

vendredi 28 mars 2008

Ultimate Spider-Man #120


Spider-Man and his Amazing Friends (3/3)

Troisième et dernière partie de ce cycle qui scelle le destin d'un personnage de la série.
Le vil Magneto débarque sans prévenir dans l'univers de Spider-Man pour recruter un nouveau mutant. Mais ce mutant choisira-t'il la voie de la facilité en suivant Magneto ou bien rejoindra t'il les X-Men ? Peter Parker arrivera-t'il a convaincre son camarde de classe à faire les bons choix ?

On a là un gros crossover entre les USM et UXM. A tel point que l'on finit par se demander par moment si on lit un Spider-Man ou un X-Men. Le fait que les dessins soient de Stuart Imoen qui a œuvré sur les 2 séries ne facilite pas la comparaison.

Mais qui dit crossover ne veut pas forcément dire grosses bastons pendant tout l'épisode. Le ton est ici très calme et l'on voit bien que Bendis à compris que trop d'action ne servirait à rien et détournerait le spectateur des véritables enjeux dramatiques.

Bref, on a eu droit à un bon petit cycle sympathique et agréable. Profitons donc du fait que la vie de Peter Parker connaisse un peu de répit, car j'ai le sentiment que cela ne sera pas toujours le cas...

Titre du prochain cycle : The Absolute Worst Day in Spider-Man's Life...EVER.
Ça c'est du titre qui promet !

mercredi 26 mars 2008

New Avengers #39


Ça commence !

On rentre dans le vif de la trame Skrullienne avec ce tout dernier New Avengers.

Cette fois, c'est Echo qui est au centre de cette histoire. Pour ceux qui ne savent pas qui elle est, il s'agit de Maya Lopez, une super héroïne sourde qui peut imiter tous les mouvements qu'elle a observée. Elle fait son apparition pour la première fois dans les Daredevil avant de rejoindre les Avengers.

Pour un numéro écrit par Bendis, on ne peut pas dire qu'il y ait beaucoup de dialogues. Ici, il s'agit surtout d'une bonne grosse bagarre comme on les aime. Wolvie est d'ailleurs de la partie.

Personnellement, Les dessins de David Mack (Kabuki) ne m'ont pas trop enthousiasmé, bien qu'ils restent tout a fait corrects. Les couleurs sont assez pales, ce qui dégage une impression assez étrange de l'ensemble du comics.

Je me faisais probablement trop d'idées sur cet épisode. On est loin pour l'instant des révélations fracassantes tant annoncées par la Marvel. Cela reste néanmoins très plaisant à lire, même si on en voit le bout en moins de 5 minutes de lecture.
Pour l'instant, il s'agit juste d'une petite histoire presque banale qui tient sur les 22 pages. Rien de plus, rien de moins.
(7/10)

I believe in Harvey Dent


Ceux qui se baladent sur le net où qui vivent aux États-Unis ont peut-être déjà vu ce genre de tracts. On peut dire que la Warner a fait preuve d'imagination pour promouvoir le prochain film sur Batman.

Voici un lien vers un article du Monde qui donne quelques anecdotes amusantes sur la promotion de ce film (avec quelques spoilers pour ceux qui ne connaissent pas l'univers de Batman).

Pour ceux qui ne connaissent pas bien l'homme Chauve-Souris, Harvey Dent est un procureur ami avec Bruce Wayne. Bien entendu cette amitié sera de courte durée...
J'en profite pour donner quelques infos sur le film :

- Il sera toujours réalisé par Christopher Nolan (Following, Memento, Insomnia, Prestige et Batman Begins). Pour l'instant on peut dire que le réalisateur a un plutôt joli parcours.

- Le scénario est toujours écrit par David Goyer en collaboration avec Nolan. Notons que ce scénariste est capable du meilleur (Blade 2, Batman Begins) comme du pire (Blade 3).

- Au niveau du casting, c'est bien sûr toujours Christian Bale dans le rôle titre.
Le Joker est incarné par feu Heath Ledger.
Harvey Dent est joué par Aaron Eckhart (Thank you for Smoking).

On retrouvera toujours des acteurs prestigieux comme Michael Caine (Alfred), Morgan Freeman (Lucius Fox), Gary Oldman (Gordon) et Cillian Murphy (Crane).
Notons que Katie Holmes a été remplacé par Maggie Gyllenhaal.

Voici des liens pour voir la bande-annonce en VOST ou en VF.

Le film sort en France le 13 aout 2008.

Je le verrais probablement à cette même date...

lundi 24 mars 2008

Powers


Récemment, je me suis attaqué aux œuvres moins connues de Brian Michael Bendis. Si vous lisez un tant soit peu les Marvels, vous le connaissez forcément, c'est l'auteur des Ultimate Spider-Man, New Avengers et autres Daredevil. Rien que ça. Mais à coté de ces gros "blockbuster", le mec nous pond aussi des œuvres beaucoup plus personnelles et tout autant captivantes.

Je ne vous parlerais pas aujourd'hui de Jinx, Goldfish et autres Torso. Non, aujourd'hui, je vais vous parler de Powers, une série vraiment pas comme les autres mais qui parle quand même de super-héros.

Sauf que cette fois, Bendis investit un genre qu'il connait bien : le policier. L'auteur s'approprie tous les codes du genre et les mélange avec l'univers de super-héros. Le résultat est très réussit.

C'est dans ce contexte que les inspecteurs Christian Walker et Deena Pilgrim enquêtent sur tous les meurtres liés aux super-héros. Ce pitch fait tout de suite penser à notre cher Jessica Jones, héroïne de Alias et The Pulse, mais la comparaison s'arrête très vite, tant le traitement du sujet varie, que se soit au niveau des histoires que du style graphique.

L'ambiance fait très hollywoodienne. On est assez loin des premiers polars noirs de Bendis, les dessins font beaucoup plus "Kitch" et nous rappellent même certains dessin-animés de notre enfance. C'est Mike Avon Oeming qui tient les crayons, son travail est très fluide et les personnages sont très expressifs. On adhère très vite à cet univers, même si beaucoup seront assez rebuté par le manque de réalisme des dessins.

Mais si Powers à des allures de dessin-animé, on est très loin des histoires pour enfants. Certaines scènes sont assez abruptes, et les dialogues sont très crus. La série n'étant pas adressé à un public jeune, Bendis ne se prive pas de lâcher des "fuck" dès qu'il en a l'occasion.

Les intrigues sont assez solides, les deux policiers vont, à travers de banales histoires de meurtres, enquêter sur la vie de ces héros costumés et se rendre compte que leurs vies quotidienne est beaucoup moins glorieuse qu'elle n'en a l'air.

Cependant, les enquêtes comportent selon moi un léger défaut : il est assez difficile pour le lecteur de deviner le coupable. Quand je lis des policiers, j'aime bien jouer à "qui a fait le coup ?" avant que la solution finale ne soit apportée. Ici, dans 80% des cas, ce n'est pas possible.

Mais les affaires se rattrapent par de très bonnes idées. Ainsi, les histoires explorent des facettes que l'on ne soupçonnait pas venant de super-héros.
Comment se comportent ces "héros", lorsqu'ils ne portent pas de costumes où qu'il ne tournent pas dans une pub à la tv ? Comme tous le monde, ces gens là ont un côté sombre. Ils possèdent leur lot de bêtise et de méchanceté, bref, tous ces petits défauts qui les rendent humains.

L'auteur arrive à nous dépeindre un univers assez cynique où derrière les paillettes et les artifices du monde des costumés se cache un envers du décor beaucoup moins prestigieux. Ici, les héros font partie intégrante du monde de la consommation et la notion d'héroïsme a perdu énormément de son concept.

Il faut bien sûr aimer le style de Bendis. Je veux dire par là qu'il ne faut pas avoir peur de lire du texte. Ceux qui connaissent ses œuvres savent bien de quoi je parle, l'auteur est un très grand dialoguiste. Il sait tenir en haleine le lecteur juste en mettant en scène deux personnes qui discutent.
Mais n'allez pas croire que le style est pompeux, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Il y a d'ailleurs beaucoup d'humour, la très vulgaire inspectrice Pilgrim ayant encore plus de répartie que Jessica Jones et Peter Parker réunis (si, si, c'est possible).

Neanmoins, je l'ai lu en VO, je ne sais pas ce que donne la traduction, mais je doute que l'on puisse retranscrire toute la subtilité des dialogues en français.


A travers ces aventures, une alchimie toute particulière fonctionne entre les deux protagonistes au caractère pourtant si différent. Chacun à une personnalité très travaillée qui s'accompagne souvent d'un passé assez mystérieux. L'histoire va donc plus loin qu'une succession d'enquêtes. De vrais fils rouges s'installent entre les différentes affaires, ce qui donne une envie irrésistible de lire le numéro suite dès que l'épisode se termine.

Vous l'aurez compris, je recommande très fortement cette série. Le volume 1 comporte 37 numéros et le volume 2 est toujours en cours aux États-Unis.
Moi, Je l'ai commencé à les lire il y a quelques semaines à peine, et je ne peux plus décrocher. J'ai énormément de mal à lire autre chose, et j'en ai presque négligé ce blog. Vous être prévenu, Powers est pire qu'une drogue.

vendredi 21 mars 2008

Cette semaine chez Marvel...

Amazing Spider-Man #554

Le combat Spider-Man/Freak continue. On ne peut pas dire qu'on est beaucoup plus avancé à la fin de cette histoire qui apparait assez inutile. Entre quelques bastons, on a le droit à quelques scènes rigolotes comme lorsque Spidey va apporter des fleurs à JJJ. Mais à part ces quelques petits moments, l'épisode reste dans l'ensemble assez vain.

Les scénaristes font trainer leurs histoires sur la longueur et rien n'est résolu lorsque l'on arrive à la dernière page. L'histoire du mois prochain rattraperas peut être les choses.


Immortal Iron Fist #13

Danny Rand poursuit ses aventures dans la cité K'un-Lun qui se trouve au bord de la guerre civile tout en étant menacé de l'extérieur par l'Hydra qui agis sous les ordres du très très méchant Xao.

Depuis quelques épisodes on constate une grosse baisse au niveau de la qualité des dessins. En effet, il semblerais si l'on en croit les crédits que le dessinateur habituel, David Aja ne ce soit occupé que de 3 pages uniquement et qu'il a été remplacé par Tonci Zonjic qui n'est malheureusement pas aussi talentueux. C'est dommage car la série y perd beaucoup en intensité. Espérons que l'absence d'Aja ne soit que temporaire.
L'histoire n'avance pas beaucoup non plus ce mois-ci, mais apparament cela devrait être beaucoup plus dynamique dans le prochain numéro.


Captain America #36

Le comics qui se détache donc une nouvelle fois du lot est comme d'habitude le dernier Captain America. Cette fois, notre cher Captain doit s'occuper de plein de bad guys en même temps. Pas très original donc, mais il se trouve que les combats sont très bien rendus. Très nerveux, très violents, et plutôt bien mis en scène. Comme quoi, lorsque les scénaristes décident de créer une intrigue en se prenant vraiment au sérieux, on obtient un résultat assez haletant.
D'ailleurs la fin de l'épisode s'annonce très intéressante pour la suite.

Chaque épisode réserve son lot de surprises et de rebondissements. Cet épisode ne fait pas exception. D'ailleurs, il semblerait que l'on ai à peine effleuré la conspiration diabolique que manigance le Crane Rouge. Vivement la suite.

mercredi 19 mars 2008

Piqure de rappel


Aujourd'hui est sorti en France le tome 2 de Criminal intitulé "Lawless".

J'en avais déjà parlé, il a reçu un Eisner Award, c'est écrit par Brubaker, il y a une bonne intrigue, c'est un bon polar noir et il est encore mieux que le précédent.

Bref, si vous ne savez pas quoi lire, je vous le conseille vivement.

Il n'y a pas du tout besoin de lire le tome 1 pour comprendre, l'histoire est complètement indépendante.

(Et pour ceux qui se posent la question : non, je n'ai pas d'actions sur les comics de Brubaker).

lundi 17 mars 2008

Vous avez dit Skrull ?


Je viens de découvrirune technique ancestrale de blogger pour faire un billet même quand il n'a rien à dire : il fait un sondage !


Cette semaine, on commence par une question assez facile qui est :

Pensez vous que Neault soit un Skrull ?

Neault étant bien entendu le maitre de ce blog que vous connaissez forcément.

Pour moi il ne fait aucun doute que le vrai Neault a été enlevé par les Skrulls il y a des mois de cela.

Car en ce moment, les Skrulls sont en train d'infiltrer toutes les positions clefs de notre monde pour nous contrôler.

En fait, ils sont probablement déjà parmi nous !
Et personne ne sait depuis combien de temps.

Les Skrulls ont donc probablement déjà envahi la bloggosphère. Ils ont donc forcément dut s'attaquer à comicsmarvel.blogspot.com qui doit être le blog français le plus lu en terme de comics.

"Qu'est ce qu'un Skrull ?" me demandent certains. C'est tout simplement une race extraterrestre qui prends notre apparence pour mieux nous envahir. Cela peut être n'importe qui. Et le seul moyen de les démasquer est une fois qu'ils sont morts.

Brian Michael Bendis
prépare un gros crossover qui leur sera consacré. On en entends déjà pas mal parler dans les New Avengers d'ailleurs. Mais chut ! Ils nous lisent peut être...

Pour moi cela ne fait aucun doute que ces blogs grouillent de Skrulls. D'ailleurs, je n'ose plus sortir de chez moi, mes amis sont probablement aussi des Skrulls ainsi que mes voisins, et mon chien...Argh ! Ils sont partout !! Laissez-moi tranquille !!!!

samedi 15 mars 2008

Transmetropolitain T.2


La Nouvelle Racaille

Warren Ellis est à l'honneur cette semaine en France. En même temps que son Nextwave (que je n'ai pas lu), sort le deuxième tome de Transmetropolitain intitulé "La Nouvelle Racaille". Pour être fan de Warren Ellis, il vaut mieux avoir un budget solide, car il faut dire que l'auteur est assez prolifique. Notons tout de même que cette histoire est déjà parue aux Etats-Unis il y a près de 10 ans de cela.

L'album français regroupe le tome "Year of The Bastard" avec le tome "The New Scum". L'album contient donc 12 épisodes, ce qui pourrait expliquer son prix assez élevé (29 euros). Dans ce tome, Spider Jerusalem est amené à couvrir à contrecœur l'élection présidentielle. Fermement opposé au président actuel, notre journaliste va décider de couvrir la campagne d'opposition. Mais Spider va vite se demander son action ne revient pas à remplacer la peste par le choléra...

Oui, quand Warren Ellis fait de la politique, c'est pas joli à voir. Le moins que l'on puisse dire est qu'il n'y va pas avec des pincettes. L'auteur hésite pas à traiter tous les protagonistes des pires noms que même moi je n'oserais répéter sur ce blog. Quand Spider Jerusalem s'attaque à la politique, c'est forcément drôle, certaines scènes sont d'ailleurs assez hilarantes.

Mais derrière le lot d'insultes envers les politiciens, se cache un propos assez sincère sur la manière dont les campagnes sont menées. Ainsi, la "bête" (surnom du président) ne s'avèrera pas être le "méchant" que tous le monde attendait et finira même par donner une image touchante de lui même.

Vaut il mieux avoir en politique un opportuniste qui ne croit en rien ou une raclure qui croit en quelque chose ? C'est la question posée par Warren Ellis dans ce tome (qui restera sans réponse bien sûr).

Transmetropolitain ne devient donc pas qu'un défouloir propice à cracher sur tout ce qui vient de la société, mais juste un constat plutôt amer de la politique. Il s'agit là de dénoncer les quelques rouages qui parasitent la machine.

vendredi 14 mars 2008

Amazing Spider-Man #553


Deuxième round pour Bob Gale et Phil Gimenez.

A ma gauche : le fantastique Spider-Man ! 553 épisodes et pas beaucoup de défaites.

A ma droite : Freak, un tout nouveau méchant vraiment pas beau du tout et au nom encore moins original.

Qui sera le vainqueur ? Le suspense est à son comble !
Vous vous en doutez, l'épisode de cette semaine ne brille pas par son originalité...

Il faut dire que si pour l'instant la qualité des épisodes des "Brand New Day" est au rendez-vous, c'est surtout par leur faculté de ressortir les bonnes vieilles ficelles des vieux épisodes de Spider-Man tout en les remettant au gout du jour. Et cela quitte à nous laisser une méchante impression de déjà vu.

La vie de Peter Parker n'avance pas beaucoup, apparemment les scénaristes préfèrent ne pas aller trop vite. Car sinon, on nous sort un retournement de situation abracadabrantesque pour tout remettre comme c'était avant, ce qui a la faculté d'énerver les fans au plus haut point.
On reste donc dans des intrigues très classiques qui ne risquent pas de bouleverser la vie de Peter Parker trop profondément.

Marvel prend donc la sage décision de ne pas faire de choix qu'elle ne se sentirait pas capable d'assumer. Ce n'est peut être pas plus mal.

Malgré cela, on a le droit quand même à un épisode tout à fait correct.
(note : 7/10)

Spider-Joke de la semaine :
- Spider-Man !
- That's my name. And When you write it, don't forget the hyphen ! You wouldn't believe how many google searches that screws up !

jeudi 13 mars 2008

Screamland #1 sur 6


Frank est blasé. Sa carrière dans le cinéma s'est achevé depuis longtemps, tout le fric qu'il avait investit dans son site internet semi-pornographique est parti en fumé, bien entendu personne ne veut l'embaucher. Bref, personne n'aime Frank.
Ah oui, j'oubliais, Frank est le fils de Frankenstein et a conservé toutes les attributions physiques de son cher papa. Pas étonnant donc que personne ne veuille l'approcher.
Un beau jour, son téléphone sonne. C'est son agent qui va lui proposer un tout nouveau bouleau...

Screamland est une mini série de 6 épisodes écrits par Harold Sipe et dessinée par Hector Oasanova. Les dessins sont originaux, les couleurs sont très vives et collent parfaitement à l'atmosphère de ce comics.

La satire hollywoodienne est gentillette, l'histoire est amusante, mais on est pas à se tordre de rire non plus. Le sujet est traité avec légèreté.
On a même le droit en plus à quelques scènes savoureuses, notamment avec la présence dans ces pages de scènes avec le réalisateur Ed Wood. Vous vous rappelez surement de ce réalisateur, Tim Burton a d'ailleurs fait un très beau film sur lui (je parle du temps où il faisait des bons films).

Il s'agit donc d'un très bon début pour ces auteurs, espérons que le niveau se maintienne d'ici les prochains numéros.

lundi 10 mars 2008

Arq



Il n'y a pas que les comics dans la vie, il y a aussi les bandes dessinées. Si si, vous savez ce truc avec des cases, des images et des phylactères, exactement comme les comics mais en plus grand.

Aujourd'hui est sorti en France le numéro 11 de cette série appelée "Arq". L'histoire est du génial auteur allemand Andreas à qui l'on doit déjà Capricorne, Cromwell Stone et Rork.

Cinq individus, n'ayant à priori pas grand chose en commun vont se retrouver propulsé dans une dimension parallèle. Dès le début, le groupe va se retrouver séparé et vont chacun explorer une facette de ce monde étrange appelé "Arq".

Ce concept en apparence assez banal va s'avérer beaucoup plus complexe que prévu. Les premiers numéros suivent un fil scénaristique plutôt commun. On a de nombreux flashback sur le passé de nos personnages, ils affrontent des créatures mystérieuses et rencontrent de nombreuses tribus humanoïdes... Bref, on a lu ça dans n'importe quel roman de science fiction bon marché. Mais au bout de quelques numéros, dès que l'on comprends les véritables origines du monde d'Arq, tout bascule.

A partir de là, les épisodes se complexifient. Ce que l'on pensait avoir assimilé dans le numéro précédent s'effondre et l'on découvre à quel point l'univers de cette série est vaste. Chaque nouvel épisode apporte son lot de révélations remettant en cause ce que l'on considérait comme acquis et pose un nouveau lot de questions. On est vraiment dans un univers de science fiction de très très haute qualité.

D'ailleurs, chaque nouvel indice ou réponse ne tombe jamais comme un cheveux sur la soupe. L'auteur sait parfaitement ce qu'il fait et c'est extrêmement agréable de tout relire depuis le début en s'apercevant qu'il avait tout déjà prévu depuis la première page du premier numéro.

C'est un peu comme la bd Capricorne du même auteur où une multitude de détails paraissent insignifiants à la première lecture mais qui sautent aux yeux lorsqu'ils sont replacés en perspective des numéros suivants.

Ce n'est donc pas comme certaines séries où les scénaristes inventent au fur et à mesure qu'ils ont des idées et où cela finit par tourner au n'importe quoi. Ici, je suis sûr que Andreas sait où il va.

La série a aussi un style graphique qui lui est propre qui peut en déstabiliser plus d'un. Andreas n'hésite pas à expérimenter en ce qui concerne le découpage et la mise en page. On pourrait comparer cela à du Mignola. En ce sens, Arq se détache donc nettement des autres bd.

Bon, cependant, même si j'aime beaucoup cette série, je préfère émettre quelques réserves avant de vous inciter à l'acheter. Arq comporte actuellement 11 numéros, la série est sortie la première fois en 1997 et l'on a droit environ a un épisode par an. Je n'ai aucune idée de combien de numéros il reste avant que la série se termine, mais on ne connaitra pas le fin mot de l'histoire avant au moins quelques années. De plus, il faut vraiment lire tous les numéros dans l'ordre, si l'on en manque ne serait ce qu'un seul, on est complètement largué. Cela représente donc un sacré investissement.

Vous l'aurez donc compris, je suis un fan. Je me suis acheté le n°11 cet après-midi, et je frétille déjà d'impatience sachant que je vais le lire ce soir...

dimanche 9 mars 2008

Dead Space #1/6


Tout d'abord, désolé pour ma faible présence sur ce blog ces derniers jours, je me suis mis à lire les Powers de Bendis, et je n'arrive plus à lire autre chose depuis.

Mercredi est sorti le premier numéro d'une série de six. Ça s'appelle Dead Space, c'est écrit par Antony Johnston et c'est dessiné par Ben Templesmith (Fell).

D'après ce que j'en lis sur internet, cette série constituerait un prologue d'un jeu vidéo du même nom déjà sorti sur console. N'y ayant jamais joué, je ne peux pas attester de sa qualité, ni de la fidélité du comics avec son univers.

Nous sommes dans un futur assez éloigné, sur une planète mystérieuse, où une colonie s'est installée. Mais récemment, un objet mystérieux a surgi du sol. Beaucoup de colons considèrent que c'est un symbole religieux envoyé par un dieu. D'autres refusent de croire en ces sornettes. Mais religieux ou pas, cet objet est un mauvais présage.

Le scénario semble solide. Tout en conservant le mystère sur l'origine insolite de cet objet, Antony Johnston arrive à nous faire ressentir la montée de la tension à l'intérieur de cette colonie.

Mais la vraie force de la série vient surtout des dessins. En effet, le moins que l'on puisse dire est que Ben Templesmith a du talent. Si vous avez aimé Fell (de Warren Ellis), sachez que les dessins sont du même genre. Seulement là, le style s'accorde encore mieux avec l'ambiance spatial de ce thriller. La Bd devient tout de suite beaucoup plus immersive.

Pour un produit dérivé de jeu vidéo, ce comics s'avère donc être de plutôt bonne qualité. J'espère cependant que l'histoire sera suffisamment indépendante du matériel original pour pouvoir être lue sans avoir besoin de jouer au jeu par la suite.

jeudi 6 mars 2008

Amazing Spider-Man #552


Notre Spider-Man traditionnel revient cette semaine sous une toute nouvelle équipe. Cette fois ci c'est Bob Gale le scénariste, et les crayons sont tenus par Phil Jiminez.

S'il est un peu tôt pour juger de la qualité du scénario, les dessins de Jiminez sont tout à fait satisfaisants. Pas franchement originaux, mais bon, sur une série de ce genre, on ne cherche pas à faire dans l'originalité artistique.

Alors, quoi de neuf chez l'homme araignée ? Un peu la routine en fait. Peter est fauché, le Daily Bugle est pas gentil avec Spidey, un nouveau méchant très vilain fait son apparition... Bref, on a une légère impression de déjà vu.

Cependant, entre les petites intrigues secondaires, on sent quelque chose de plus important se mettre en place. Cette petite conspiration tournerait d'ailleurs autour des élections municipales New-Yorkaises.

Est ce que toutes les histoires des précédents auteurs sont liés et servent un dessein plus vaste ? A mon avis, on n'aura pas la réponse tout de suite.

lundi 3 mars 2008

Ultimate Spider-Man #119


On continue les aventures de notre friendly neighborhood dans le 2ème numéro du cycle de "Spider-Man & his amazing friends" qui est un joli crossover qui ne se prend pas trop la tête. Notre cher Peter Parker accompagnée de Mj, Liz et Kenny sont tranquillement installés près d'un feu sur la plage aux cotés de leurs amis Johnny Storm, Kitty Pride et Bobby Drake (Iceman). Mais soudainement, un drame se produit...

Comme d'habitude avec Bendis, même lorsque l'histoire n'avance qu'au début et à la fin du numéro et qu'il ne se passe quasiment rien entre les deux, on ne s'ensuit pas du tout. Les dialogues sont toujours aussi bien écrit, l'humour est toujours au rendez-vous et les dessins sont toujours aussi agréables.

D'ailleurs, je crois même que je préfère Stuart Immoen à Mark Bagley. Même si les dessins font moins "réalistes", je les trouves plus expressifs et plus originaux.

Comme d'habitude, ça fini toujours trop vite et l'on se rend compte au dernier moment que l'on est déjà arrivé au bout des 22 pages. Ça va être long d'attendre le mois prochain.
(8/10)

Spider-Joke de la semaine :

samedi 1 mars 2008

Kick-Ass #1


Si Spider-Man a autant de succès, ce n'est pas à cause de sont costume (uniforme), ou de ses pouvoirs d'araignées Non, Stan Lee, Sam Raimi, Bendis et tous les autres qui ont travaillés sur Spidey savent que le succès de cette série est dût à Peter Parker, ados sympathique mal dans sa peau auquel le lecteur peut facilement s'identifier.

La recette du super-héros à succès est de trouver un protagoniste le plus normal possible, un héros qui paraisse suffisamment "humain".

Mais que se passerait-il si ce concept était poussé à l'extrême ?
C'est ce qu'ont essayé de faire Mark Millar (auteur des Civil War) et Romita Jr (auteur de plein plein de trucs bien) dans cette toute nouvelle série.

Dave Lizewski est un gamin on ne peux plus banal. Plutôt discret, pas vraiment populaire, mais pas la risée de sa classe non plus. Bien entendu, c'est un fan de comics. L'obsession de devenir un super-héros va se faire de plus en plus pressante.C'est alors qu'il décide d'enfiler un costume et de jouer les justiciers pour de vrai. Mais il va très vite se rendre compte la vraie vie et les comics, c'est pas du tout la même chose.

Ca faisait longtemps que j'avais pas lu quelque chose d'aussi bon. Bien écrit et agréable à regarder, Kick-Ass est surtout extrêmement jouissif. Ce premier numéro nous procure un malin plaisir à voir le héros se faire tabasser comme c'est pas permis. L'hémoglobine coule à flots, mais pas forcément dans le bon sens. Dès les 3 premières pages qui sont très drôles, on se rend compte que cette série ne sera pas comme les autres.

Le protagoniste est incapable de se protéger lui même et fait parti des super-héros les plus faibles de l'univers de la bd, pourtant il n'en est pas moins attachant.Et oui, le public s'attache toujours facilement aux loosers.

Incontestablement, Kick-Ass est la bonne surprise de la semaine.
(9/10)