Avez-vous entendu parler de Carlos La Muerta ? Aussi connu sous le nom de Black Tarentula, il fut en son temps l'ennemi de Spider-Man. Mais vous le connaissez peut être grâce à sa courte apparition dans le tome 14 de Daredevil.On le revoit peu de temps après dans le premier annual du volume 2 de Daredevil où il sort de prison et décide de changer radicalement de mode de vie. Notre ex-criminel devient alors une sorte de robin des bois des temps modernes, volant aux dealers pour faire don de leur argent à la paroisse du quartier.
Mais son passé de criminel finit forcément par déteindre sur sa carrière de super-héros. Même si c'est pour faire le bien, Carlos n'a pas renoncé à ses manières de brute épaisse. Les choses vont se compliquer lorsque d'ancien membres de son clan refont surface pour lui faire la peau...
Dans ce numéro spécial, Black Tarentula vole carrément la vedette à Matt Murdock qui se contente de jouer ici les seconds rôles. On reconnait aisément le style de Brubaker qui explore en profondeur le comportement de Carlos en étalant bien la psychologie de son personnage.
On se croirait presque dans un épisode de Criminal version marvel. Je commence à croire que cet auteur préfere les criminels aux super-héros. C'est d'ailleurs je pense le problème de cet épisode. J'aime bien Criminal, mais ici, j'aurais préféré lire du Daredevil comme indiqué sur la couverture.
Cette histoire completement indépendante de la série originale reste malgré tout assez basique. Ce n'est en effet pas évident de raconter une trame scénaristique complexe en une trentaine de pages seulement.
Mais la lecture n'en est pas mois plaisante et l'on finit tout de même par s'attacher à cet héros hors normes.
Le mois prochain, Ed Brubaker devrait commencer son 3ème grand cycle qui devrait semble t-il avoir un aspect beaucoup plus juridique.
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