Depuis que l'identité secrète de Matt Murdock a été dévoilée par la presse à scandale, sa vie a été sans dessus dessous. Bon, d'accord, sa vie n'a jamais été vraiment très organisée, mais cette fois l'on atteint des sommets. A la fin du dernier tome, Matt est envoyé à la prison de Rykers accusé d'être le justicier Daredevil.Le moins qu'on puisse dire est que Bendis quitte la série laissant notre héros dans un sacré pétrin. Il revient donc à Ed Brubaker de faire le ménage derrière lui. C'est à lui que revient la lourde tache de passer après un scénariste de talent qui a définitivement marqué les personnages de la série. Le défi parait donc difficile à relever, mais
rassurez-vous, la nouvelle équipe s'en sort avec brio.Cette fois, Daredevil est enfermé avec ses pires ennemis. Le FBI n'a qu'un seul souhait : que Matt Murdock se fasse liquider avant son procès. Ce tome contient une pléthore de guest star. On y retrouve le Caïd, Bullseye, le Hiboux, Hammerhead et même Frank Castle. Matt va devoir faire face à ce milieu hostile tout en préservant un semblant d'apparence sur son identité secrète. Rien que ça...
Mais l'histoire ne s'arrête pas là, Ed Brubaker a concocté un scénario beaucoup plus complexe qu'il en a l'air. Pendant que Matt s'efforce de rester en vie à l'intérieur, Ben Urich et Foggy font face à un mystérieux Daredevil qui continue d'agir à l'extérieur.
Ce tome marquera longtemps la série qui atteint ici son apothéose. La prison change un homme. Cet adage se confirme ici, notre héros est poussé à bout jusqu'à ne plus pouvoir distinguer le bien du mal.

Les dessins de Michael Lark ne sont pas en reste non plus. L'ambiance carcérale ressort parfaitement de son travail. Son style est assez différent de celui de Maleev, plus réaliste, mais beaucoup plus sombre aussi. Les bagarres sont également bien rendues. Cependant, j'ai trouvé que les couvertures n'étaient pas particulièrement jolies.
Impossible de s'ennuyer une seule seconde dans ce numéro. Les intrigues sont riches en rebondissement et les bagarres sont épiques . L'histoire réserve de nombreuses surprises jusqu'à la dernière page. Certains risquent même de ne pas s'en remettre tellement l'univers de l'homme sans peur risque d'en être perturbé à jamais... Si vous êtes un fan de DD, je ne vois vraiment pas comment vous pourriez être déçu.Je vous averti cependant, une fois arrivé à la dernière page, on a une grosse envie de lire la suite. Il faudra en effet attendre le tome 15 afin que ce cycle connaisse un semblant de conclusion. Espérons que panini ne nous fasse pas poireauter aussi longtemps que pour ce tome là.
3 commentaires:
Acheté aujourd'hui (pour éviter de le payer 80 € dans 6 mois lol) mais pas encore lu.
Pour le Daredevil de substitution, dommage que d'autres séries, déjà publiées en VF, aient vendu la mèche.
J'admets, à la décharge de Panini, que le travail de coordination n'est pas forcément simple, m'enfin, avec eux, rien n'est simple de toute façon.
;o)
Lu depuis et adoré !
La transition est parfaite.
D'ailleurs, je me demande depuis combien de temps une série phare n'a pas été aussi bonne pendant aussi longtemps.
Même Amazing Spider-Man a des hauts et des bas. Là, on a l'impression que c'est parti pour être culte pendant un moment.
Effectivement, avec cet épisode, la série est à son sommet.
Le tome 15 restera bon, mais avec moins d'action. D'ailleurs savoir qui était à l'origine du complot m'a totalement surpris. C'est bien amené et inattendu.
Il n'empêche que la série va connaitre une petite baisse dans le cycle suivant.
Mais forcément, après un tome que celui là, c'est dur de faire mieux après.
D'ailleurs, à mon avis l'histoire qu'est en train de nous préparer Brubaker en ce moment semble prometteuse...
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