
Il n'y a pas que les comics dans la vie, il y a aussi les bandes dessinées. Si si, vous savez ce truc avec des cases, des images et des phylactères, exactement comme les comics mais en plus grand.
Aujourd'hui est sorti en France le numéro 11 de cette série appelée "Arq". L'histoire est du génial auteur allemand Andreas à qui l'on doit déjà
Capricorne, Cromwell Stone et Rork.Cinq individus, n'ayant à priori pas grand chose en commun vont se retrouver propulsé dans une dimension parallèle. Dès le début, le groupe va se retrouver séparé et vont chacun explorer une facette de ce monde étrange appelé "Arq".
Ce concept en apparence assez banal va s'avérer beaucoup plus complexe que prévu. Les premiers numéros suivent un fil scénaristique plutôt commun. On a de nombreux flashback sur le passé de nos personnages, ils affrontent des créatures mystérieuses et rencontrent de nombreuses tribus humanoïdes... Bref, on a lu ça dans n'importe quel roman de science fiction bon marché. Mais au bout de quelques numéros, dès que l'on comprends les véritables origines du monde d'Arq, tout bascule.
A partir de là, les épisodes se complexifient. Ce que l'on pensait avoir assimilé dans le numéro précédent s'effondre et l'on découvre à quel point l'univers de cette série est vaste. Chaque nouvel épisode apporte son lot de révélations remettant en cause ce que l'on considérait comme acquis et pose un nouveau lot de questions. On est vraiment dans un univers de science fiction de très très haute qualité.
D'ailleurs, chaque nouvel indice ou réponse ne tombe jamais comme un cheveux sur la soupe. L'auteur sait parfaitement ce qu'il fait et c'est extrêmement agréable de tout relire depuis le début en s'apercevant qu'il avait tout déjà prévu depuis la première page du premier numéro.
C'est un peu comme la bd Capricorne du même auteur où une multitude de détails paraissent insignifiants à la première lecture mais qui sautent aux yeux lorsqu'ils sont replacés en perspective des numéros suivants.Ce n'est donc pas comme certaines séries où les scénaristes inventent au fur et à mesure qu'ils ont des idées et où cela finit par tourner au n'importe quoi. Ici, je suis sûr que Andreas sait où il va.
La série a aussi un style graphique qui lui est propre qui peut en déstabiliser plus d'un. Andreas n'hésite pas à expérimenter en ce qui concerne le découpage et la mise en page. On pourrait comparer cela à du Mignola. En ce sens, Arq se détache donc nettement des autres bd.

Bon, cependant, même si j'aime beaucoup cette série, je préfère émettre quelques réserves avant de vous inciter à l'acheter. Arq comporte actuellement 11 numéros, la série est sortie la première fois en 1997 et l'on a droit environ a un épisode par an. Je n'ai aucune idée de combien de numéros il reste avant que la série se termine, mais on ne connaitra pas le fin mot de l'histoire avant au moins quelques années. De plus, il faut vraiment lire tous les numéros dans l'ordre, si l'on en manque ne serait ce qu'un seul, on est complètement largué. Cela représente donc un sacré investissement.
Vous l'aurez donc compris, je suis un fan. Je me suis acheté le n°11 cet après-midi, et je frétille déjà d'impatience sachant que je vais le lire ce soir...
2 commentaires:
Arq! C'est le cri que pousse la grosse bestiole noire? Elle a l'air sympa en tout cas!
Arq est le nom de la dimension.
L'identité de cette bête noire est assez surprenante...
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